Depuis toutes ces années que je parcours les rues de Paris, le faubourg St Germain reste un condensé impressionnant de l’évolution de la ville. Dès le Moyen Age, c’est la grande et puissante abbaye de St-Germain-des-près qui y montre toute son autorité.

Les siècles passent, et la noblesse, lasse de la place Royale (act. place des Vosges), de l’étroitesse de ses rues et du manque d’espaces verts, se tourne alors vers la rive gauche, de la ville qui livre alors de quoi faire construire de somptueux hôtels particuliers.

 

C’est vrai que le roi est bien vieux, et qu’on s’ennuie copieusement à Versailles !!!. Ces hôtels sont aussi l’occasion de se libérer de la bien rigide étiquette imposée par le roi Soleil.

 

Mais ce quartier, tout en ayant un patrimoine architectural remarquable des siècles passés, n’en est pas moins un lieu de Paris particulièrement prisé par les intellectuels du XXème siècle.

Et pour cause, l’installation de la célèbre maison d’édition de Gaston Gallimard. Fondée en 1919, ce grand éditeur donnait ses rendez-vous au bar de l’hôtel de Pont-Royal. Ainsi, Gide, Malraux, Kessel et bien d’autres s’y retrouvèrent…

La rue de l’Université regorge aussi d’autres surprises, les hôtels particuliers s’y succèdent, évoquant de célèbres propriétaires comme l’incontournable Cambacérès, le bras droit de Napoléon Bonaparte.

La rue de Verneuil est un passage obligé pour tous les « fans » de Serge Gainsbourg. On vient alors en pèlerinage devant sa porte…

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